Les produits alimentaires les moins chers sont-ils dans les supermarchés ?
Les négociations entre distributeurs et producteurs alimentaires battent leur plein, et chacun tente de s’imposer dans le rapport de force. Les petits industriels et producteurs sont-ils condamnés à voir les hyper et supermarchés réaliser leurs marges sur leurs dos ?
- Olivier Mevel Maître de conférences en sciences de gestion à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest, spécialiste du partage de la valeur ajoutée dans les filières alimentaires.
Les produits frais se révèlent être moins chers lorsqu’ils sont directement achetés auprès des petits producteurs. La hausse du prix a lieu lorsque les produits arrivent en hyper et supermarchés.
Comment se dessine le paysage agro-alimentaire français ?
Aujourd’hui, 360 000 agriculteurs qui travaillent à nourrir le pays, explique Olivier Mevel. Il existe 18 000 industries agroalimentaires dont 90 % sont des PME et PMI. La petite taille de ces entreprises les rend plus vulnérables face aux géants de l’agro-alimentaire. En effet, le maître de conférence en sciences de gestion souligne que la part du marché du distributeur dépend de la reconnaissance de « l’image prix » au travers de l’abaissement des prix au plus bas possible : « l’achat des produits auprès des grandes multinationales que sont Nestlé, PepsiCo, Mars, Unilever et les autres est essentiel pour le distributeur parce que les prix de ces produits sont psychologiques ».
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