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Ressources

Confrontation entre la ressource en eau et la demande à l’horizon 2050 (HCSP – Juin 2025)

  • juin 27, 2025
  • Le Cadre Marie
  • 0
  • Eau

https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-06-25%20-%20NA%20156%20-%20L%27eau%20en%202050/HCSP-2025-DT-03-EAU-25juin11h30.pdf

Comme l’a montré une précédente analyse1, les prélèvements, et plus encore les
consommations (c’est-à-dire la part évapotranspirée du prélèvement), devraient fortement
croître entre 2020 et 2050, sauf transformation radicale des usages. L’augmentation des
consommations est essentiellement expliquée par une croissance importante de la demande
théorique en eau d’irrigation ; elle devrait donc se concentrer en période printanière et estivale.
Le présent travail confronte, à l’horizon 2050, la demande théorique aux ressources
projetées. Il a pour objectif d’identifier, à l’échelle de la France découpée en quarante
bassins versants, les périodes de l’année au cours desquelles des tensions sur la ressource
en eau de surface pourraient apparaître, c’est-à-dire lorsque les besoins environnementaux
ou la demande humaine en eau ne seraient pas satisfaits.
Concernant les besoins environnementaux, du fait du changement climatique, les
écosystèmes pourraient subir à l’horizon 2050 des situations de stress chronique plusieurs
années consécutives dans tout le territoire hexagonal et plus particulièrement dans le sud-
ouest et le sud-est de la France. Les prélèvements anthropiques accroîtront cette pression
sur les milieux ; un effort de sobriété s’impose.
Évaluer les tensions auxquelles seront confrontés les usages humains nécessite d’examiner
des indicateurs liés aux prélèvements comme aux consommations.
Sans inflexion des tendances actuelles, 88 % du territoire hexagonal pourraient être en
situation de tension modérée ou sévère en été en matière de prélèvements. Ceci pourrait se
traduire par des restrictions d’usage de l’eau pour les activités agricoles, industrielles ou
encore pour les particuliers, couvrant la quasi-totalité du territoire, à l’instar de la situation
que nous avons connue en 2022. La tension relative aux consommations pourrait être
particulièrement importante dans le sud-ouest et le sud-est de la France, en raison de la part
importante de l’eau consommée, du fait notamment de l’irrigation des cultures.
Finalement, la situation hydrique devrait être amenée à se dégrader entre les horizons 2020
et 2050, non seulement en été, mais également en hiver, dans la très grande majorité de la
France hexagonale. Cette dégradation est le résultat de l’effet combiné d’une diminution de
la ressource en eau et d’une augmentation de la demande en prélèvements et surtout en
consommations.
Ces constats appellent à planifier dès aujourd’hui les transformations des usages qui
permettront de limiter les pressions sur les écosystèmes et les conflits entre les différents
usages de l’eau.


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